Jason X, si son titre ne l’indique pas, est pourtant bel et bien le dixième volet de la saga gore la plus connue des années 1980. Dans ce nouvel opus tourné en 2000, c’est un énorme bond en avant que nous proposent les scénaristes et Jim Issac, nouveau réalisateur déniché pour l’occasion. Mais que vaut vraiment cette réactualisation sortie plus de 7 ans après le neuvième chapitre ?

Enfin capturé en 2008, Jason Vorhees a subi tout un tas de mises à mort mais aucune n’a semblé fonctionner. Face à l’impossibilité de le détruire, le laboratoire de recherche de Crystal Lake décide de geler celui-ci en attendant de trouver une solution efficace. Mais c’est sans compter la cupidité d’un homme soucieux d’étudier son immortalité qui provoque un accident en le délivrant qui cryogénisera pour longtemps le tueur au masque de hockey et une employée des lieux, Rowan. Mais quelques années plus tard, des scientifiques en expédition sur « Terre prime » découvrent la chambre où se trouvent les deux corps.

Plus de 400 ans après l’évènement, la planète a été dévastée et les archéologues à l’origine de cette découverte font partie de notre civilisation exilée sur une autre planète. En ramenant Jason et la jeune femme dans leur vaisseau, ceux-ci ne se doutent pas que l’effroyable personnage est sur le point de revenir à la vie et de semer sa traditionnelle vague de terreur à bord. C’est moderne, c’est frais, on appréciera…ou pas. Quelques changements de scénario, pourquoi pas, mais de là à envoyer notre cher tueur en orbite, il n’y a qu’un pas qu’on se garderait de franchir, ne serait-ce que par respect pour les fans. Mais qu’importe, on se retrouve enfin avec un film correctement réalisé .

Plans de caméra agréables, effets spéciaux réalistes, mise en scène travaillée,  musique moins kitsch… Les bonnes nouvelles ne manquent pas. Cependant, comment passer à côté de doublages mauvais, de personnages toujours aussi niais (et fougueux, un aspect indissociable de la série dira-t-on), d’un gore peu inventif et surtout de passages longs et inutiles ? La pilule passe mieux sur la fin grâce à une bonne dose de suspense et une fin haletante inédite dans les Vendredi 13 mais reste difficile à avaler malgré tout tant le charme de la saga est absent de cette espacée céleste.

Était-ce nécessaire de ressortir un dixième Vendredi 13 après l’infâme épisode précédent ? La question reste à débattre, tant ce nouvel opus divise. Certes beaucoup plus appréciable que certains volets précédent car empreint d’une modernité qui lui offre d’indéniables qualités (mise en scène, effets spéciaux), ce Jason X n’est cependant pas transcendant et ne brille ni pour son côté gore, ni pour son panel de petits rôles.