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Tout fan de gore vous le dira, il n’y a pas plus alléchant que l’affiche de Freddy contre Jason.Ce long-métrage de 2003 réunit en effet deux des plus grandes figures du genre dans un affrontement qui promet bien des litres de sang et autres membres arrachés. Avec le peu connu Ronny Yu aux commandes, on est en droit de s’interroger sur le bien-fondé d’un tel concept. Mais les premières inquiétudes disparaîtront rapidement.

Après un petit briefing bienvenu sur les deux tueurs, la véritable histoire peut commencer. Peu complexe au départ, celle-ci met en scène une bande de jeunes réunis dans une imposante bâtisse de Elm Street lors d’une soirée bien arrosée. Tard dans la nuit, l’un d’entre eux se fait sauvagement assassiner. Au village, les dernières personnes au courant des meurtres passés sont convaincues que Freddy est de retour. Mais alors que celui-ci sévit dans les cauchemars des individus, Jason Voorhees, lui, est bien réel.

Peu à peu, la bataille entre les deux va donc s’installer et s’intensifier à travers les habitants du village pour des scènes d’action assez jouissives, reconnaissons-le. Si les victimes sont toujours aussi douées pour hurler que pour jouer leur rôle, Freddy et Jason sont quant à eux bien interprétés (Robert Englund est particulièrement convaincant dans son rôle de meurtrier aux griffes). Les effets spéciaux kitsch restent assez moyens pour 2003 mais le côté déjanté semble totalement assumé.

C’est ainsi que l’on se retrouve avec une ambiance oscillant entre policier, slasher et film d’épouvante dans ce Freddy contre Jason; un mix finalement réjouissant. Le suspense est de mise durant une bonne partie du film grâce à certains passages clés ou à la musique bien sentie, et non de par la réalisation peu remarquable cela dit. Parfois ridicule (la faute à un humour potache), l’œuvre tombe parfois dans une vulgarité dont on se serait bien passée ou dans un excès de gore indigeste.

Cependant, ce n’est pas ces quelques inconvénients qui rebuteront les ados en manque de gore. La réunion de ces deux grandes incarnations du mal est un moment incontournable pour tout fan du genre qui ne pourra que s’extasier devant tant de chair, de boyaux et de litres de sang. Les autres, faute de réel intérêt à trouver à la chose, le regarderont d’un œil plus sceptique ou passeront leur chemin.