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Et un nouveau Vendredi 13, et oui, encore un. Les réalisateurs ont vu les choses en grand pour ce septième chapitre en proposant Un nouveau défi : la relative qualité du sixième se devait d’être respectée dans cette suite plus ou moins directe. Pour cela, le réalisateur voit les choses en grand et apporte un peu de vent frais sur Crystal Lake tout en soignant son œuvre de façon exemplaire. Alors quand Jason trouve rivale à sa hauteur, qu’en est-il de la performance générale de cet énième slasher ?

Tout semble bien parti pour passer un agréable moment, aussi bien devant que derrière l’écran. En effet, l’histoire prend place dans un petit village qui attend paisiblement la venue de deux jeunes américains dont l’un est sur son jour d’anniversaire. Les préparatifs vont bon train et ce même pour Tina,  jeune fille qui cache cependant un lourd passé. Celle-ci a perdu son père, des années auparavant, alors que ses parents vivaient à Crystal Lake. Mort assez mystérieusement sur un des pontons du lac, celui-ci va hanter l’esprit de la jeune fille des années durant, ce qui lui vaudra plusieurs printemps en hôpital psychiatrique. Mais face à inefficacité de cet internement, la mère de Tina et son docteur vont la pousser à se rendre à Crystal Lake, afin de revenir aux sources de ses blessures et, si je puis dire, de guérir le mal par le mal.

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Mais l’histoire ne s’arrête pas là et la petite subtilité qui change tout viendra se transformer peu à peu en objet principal du film : Tina possède certains pouvoirs que le docteur compte bien étudier. C’est ainsi qu’est introduit du paranormal dans une série gore. Oui, après tout, pourquoi pas. D’autant plus que la jeune femme est jouée à la perfection par une Lar Park Lincoln en pleine forme, au même titre que son étrange docteur; ou que Jason d’ailleurs. Bien que les autres personnages aient toutes les caractéristiques des acteurs débutants de films à petit budget pour ne pas changer (on est habituée dans la saga), l’inévitable niaiserie sera cependant moins doublée du potache auquel l’on a été habitué; ce qui est plutôt une bonne chose.

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Le meilleur de ce septième épisode réside toutefois dans sa mise en scène. Bien plus soignée encore que dans le 6, celle-ci bénéficie d’effets de caméra plus recherchés et d’un soin nouveau apporté à l’image : on regrettera juste la censure des meurtres absolument honteuses et dénaturant le principe même du film. Heureusement, la musique, bien dosée et angoissante à souhait est là pour rattraper tout ça. Celle-ci accompagne d’ailleurs à merveille les moments d’action intenses assez géniaux de la fin du film notamment. A contrario, peut-être un peu lent parfois, le long-métrage souffre de la multiplicité de certains scènes. Du sexe, du sexe et encore du sexe : n’est-ce pas un peu (beaucoup) trop à la fin ?

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On n’a peut-être pas un des opus les plus agités de la saga ici, certes. Mais un des meilleurs, il n’y a aucun doute là-dessus, et ce grâce à des acteurs convaincants et un concept frais et intéressant; sans oublier la richesse (relative) du scénario. Moins négligé, plus soigné en effets spéciaux et en mise en scène, ce Nouveau défi est sans aucun doute une belle réussite, dans son genre s’entend.