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C’est avec un nouveau réalisateur que Jason reprend du service pour nous en mettre plein les mirettes. Trois ans seulement après le premier volet, ce Chapitre Final se permet encore plus de liberté que son prédécesseur en proposant un décor qui s’éloigne de plus en plus du Crystal Lake originel et même l’apparition d’une petite famille qui supplante presque le lot de jeunes traditionnel. Qu’en est-il ainsi de ce « dernier » chapitre ?

Alors que tout le monde le croyait mort, Jason n’a ainsi pas dit son dernier mot. Tout débute pas très loin de Crystal Lake, chez une petite famille dont le père vit loin, les parents étant séparés. Vous ferez alors la connaissance de Mme Jarvis et de sa fille Trish, sans oublier le rôle central du film, le petit Tommy qui en vient presque à voler la vedette au célèbre tueur masqué. Mais n’oublions pas les jeunes d’à côté, venus passer quelques jours dans ce lieu d’apparence charmant mais isolé au possible. Histoires de couples, complexes d’adolescents et disputes seront légions : la formule des Vendredi 13 est bien là. Mais attention, la lassitude que l’on pourrait redouter n’est finalement pas au programme.

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En effet, outre le changement de réalisateur (Steve Miner laisse place à Joseph Zito) ce qui frappera c’est avant tout la profondeur insufflée au film, et ce malgré la multiplication consternante de scène de sexualité. Rob est l’incarnation même de cette volonté d’intensification de la trame : jeune campeur qui souhaite venger la mort de sa sœur massacrée par Jason, il se liera d’amitié avec la jeune famille et jouera un rôle important. La réalisation subit également un petit lifting des plus bienvenus : le cadrage est plus soigné, la musique plus discrète (ce qui n’est finalement pas un mal) et le montage plus inventif. Le film est certes à démarrer mais les péripéties s’enchaînent ensuite avec cohérence et les dernières minutes se suivent avec intérêt. Malheureusement, ce Vendredi 13 s’éloigne peut-être un peu trop de ce qui fit le succès de celui de 1981.

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Dans la continuité de Meurtres en 3 Dimensions, les meurtres sont de plus en plus nombreux. Ce que certains apprécieront peut-être d’autres en vomiront d’overdose. Trop d’hémoglobine tue l’hémoglobine, c’est sur. L’absence de toute de subtilité et le manque de « l’ambiance Crystal Lake » partie aux oubliettes se feront cruellement sentir. Et ce n’est pas le jeu inégal des acteurs qui viendra contredire ce constat :alors que certains ne se débrouillent pas trop mal, d’autres peinent à paraître convaincants et feront plus rire qu’autre chose. Rire, un aspect assez nouveau introduit véritablement dans cet opus, avec un humour qui fait tâche, parfois noir mais trop gras pour ne faire lever l’ombre d’un sourire chez les spectateurs. Heureusement, le petit Tommy sauve le film et il faut avouer que l’on se prendra à sursauter une ou deux fois; ce qui n’est déjà pas si mal.

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Se rapprochant de plus en plus du teen-movie qu’autre chose, la saga Vendredi 13 finit par se détériorer avec des défauts ignorés au profit d’un besoin commercial détestable. Mais Jason n’est cependant pas avare en action et le sang qui coulera par litres satisfera les plus indulgents. Action, scènes érotiques et meurtres sanglants sont au cœur d’un quatrième chapitre grandement assisté du jeune Corey Feldman que l’on retrouvera par la suite dans la saga.