Écouter la musique du jeu :

Test

Angry Birds

Le jeu sur console est-il en train de devenir has been ? C’est la question que l’on est en droit de se poser à la vue du succès de nombreux jeux sur les plateformes mobiles par exemple. Angry Birds est l’un d’entre eux. Véritable petit bijou d’inventivité, le bébé de Rovio a fait les beaux jours des possesseurs d’iPhone et autres téléphones Android avant d’étendre son horizon aux consoles et même à la box de Free. Quid de cette mouture – gratuite soit dit en passant –  réservée aux Freenautes ?

Quasi-inexistant, le scénario d’Angry Birds se résume, à quelques détails près, à une histoire de vol. En effet, les oiseaux colorés mignons tout plein que vous contrôlerez se sont fait dérober leurs progénitures à coquille par de vilains cochons verts venus d’on ne sait où. La fureur s’empare alors des bestioles volantes qui vont s’unir pour exterminer les sales animaux chenapans, et ils seront déterminés à récupérer leurs effets par tous les moyens. De forêts en prairies et de villes en Far-West sans oublier la mine ou la fête d’anniversaire, les protagonistes verront du pays dans des mondes relativement variés où les environnements et les effets physiques changeront.

Vous voilà avec différents oiseaux sur les bras et une fronde : à vous d’utiliser celle-ci avec dextérité pour catapulter un à un les volatiles vers les constructions toutes plus farfelues les unes que les autres sur lesquelles se terrent leurs ennemis. Ainsi, faire tomber les Birds sur les constructions ou, mieux, sur les cochons eux-mêmes causera leur mort ; et ce avec plus ou moins de succès suivant votre jugeote et les capacités de résistance des cochons (certains sont casqués par exemple). L’utilisation de la fronde est des plus simples : appuyez sur OK pour l’activer, jaugez la direction et la puissance du tir avec le capteur de mouvement puis relâchez OK pour balancer l’oiseau. Simple mais efficace, la prise en main conviendra assurément au plus grand nombre et le portage à ce niveau-là semble très correct (on regrettera seulement le léger manque de précision que l’on retrouvait au doigt ou à la souris).

C’est ainsi que vous ferez la connaissance, progressivement, de toutes les espèces d’oiseaux qui peuplent les contrées du jeu. Les rouges, basiques, se contentent de se laisser balancer puis atterrir tandis que d’autres comme les petits bleus possèdent des pouvoirs spéciaux à activer en appuyant sur la touche OK de la télécommande ; ces derniers se diviseront alors en 3 en plein vol pour plus d’efficacité. Continuons dans l’efficience avec les jaunes : en forme de triangle, ceux-ci  foncent d’un coup quand vous leur en intimez l’ordre : c’est très pratique. D’autres, comme les oiseaux-bombes noirs ou les Birds blanc pondeurs d’œufs apparaîtront plus tard dans l’aventure et viendront enrichir le nombre de piafs déjà assez conséquent mis à disposition. Le gameplay se trouvera donc enrichit au fil des nouveaux oiseaux mais aussi, il faut le souligner, au fil des stages qui obligent parfois à repenser toute une façon de faire ; bien que l’ensemble finisse par devenir un peu répétitif.

Mais avec une idée de base qui est aussi simpliste que géniale, impossible de décevoir tant le concept est merveilleusement trouvé. Pour l’embellir, les développeurs ont eu la bonne idée d’inclure un système de score intéressant : plus vous faites de dégâts (ce qui varie selon les matériaux : bois, verre, fer…) et plus le score augmente ; sans oublier le fait que les oiseaux restants (non lancés) rapportent énormément de points également. 1, 2 ou 3 étoiles viendront récompenser vos efforts et vous permettront de débloquer des niveaux très funs. Toutefois il faut du courage pour retenter tous les niveaux… Courage que vous perdrez peut-être face à une physique de jeu parfois improbable et frustrante avec des plates-formes qui tiennent parfois en l’air dans un équilibre défiant toute loi de gravité ! Mais restons objectif : cet élément du jeu est un des plus brillants, très réaliste dans son ensemble : c’est un plaisir de faire tomber toutes ces petites choses, toutes ces structures agencées de façon plus habile qu’on ne le croit.

Très très coloré, minimaliste mais pourtant fin et détaillé, le soft bénéficie d’une animation et de décors ravissants. Cependant, le manque de fluidité de l’affichage de temps à autre et surtout les bugs du capteur de mouvement pourront parfois vous causer une légère crise de nerfs. Rayon bande-son, c’est assez moyen avec des musiques de menus sympathiques et entrainantes mais des bruitages in-game agaçants à la longue et aucun fond sonore dans les stages en eux-mêmes, ce qui est dommage. Mais ce n’est pas ces menus défauts qui vous empêcheront d’apprécier Angry Birds des heures durant : terriblement addictif, ce jeu d’adresse monopolisera quelques minutes quotidiennes qui se transformeront très vite en heures.

Portage réussi pour ce véritable phénomène vidéo-ludique dont chacun au moins a entendu parler. Adorable, génialement prenant et captivant grâce à un concept en béton, il y a fort à parier que vous y laisserez quelques plumes.

Les +

Le concept fabuleux

Les petits oiseaux

La maniabilité Freebox

Les –

Les bugs

Bande-son passable

On finit par se lasser…mais on y revient

Graphismes : 3/5                Bande-son : 2/5               Maniabilité : 4/5               Durée de vie : 4/5

Note générale

16/20

Et n’oubliez pas le Playin’ Tube dédié !