Test

Mario Vs. Donkey Kong

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Relativement discret à sa sortie sur Gameboy en 1994, le jeu Donkey Kong proposait au joueur toute une série de tableaux mélangeant plate-forme et réflexion pour un résultat final original et bien pensé. N’ayant pas eu, sans doute, la notoriété qu’il méritait, ce  petit bijou connut une suite spirituelle sous le nom de Mario Vs. Donkey Kong sur Gameboy Advance dix ans plus tard, en 2004. Et si Nintendo a décidé de laisser une seconde chance au gorille et à son ennemi plombier, c’est pour la bonne cause.

Le pitch ? Content de son immense célébrité, Mario lance sa fabrique de Mini-Mario, petits jouets à son effigie ; et ceux-ci connaissent bien évidemment un succès fou en moins de deux Un succès tel que les magasins se retrouvent d’ailleurs rapidement en rupture de stock, ce qui n’est pas pour plaire à notre ami Donkey qui voulait lui aussi sa petite figurine N’étant pas du genre patient, celui-ci n’hésite pas à attaquer les usines du plombier et y semer le trouble. Ni une ni deux, c’est sur ce scénario bateau et quelque peu médiocre (mais avec Nintendo on est habitué me direz-vous) que vous voilà parti à la rescousse de vos petits joujoux).

Évoluant dans de petits stages se déroulant chacun dans un univers différent suivant le thème du monde actuel, le joueur doit se frayer un chemin parmi les nombreux obstacles et se creuser la cervelle pour atteindre son but dans les plus brefs délais. Ainsi, dans une première partie de niveau, il s’agira de retrouver une clé et de l’amener à une porte afin d’accéder à la seconde partie dans laquelle il faudra vous saisir d’un Mini-Mario enfermé dans sa bulle pour terminer le level. De plus, 3 items, des cadeaux de différentes couleurs seront disséminés dans chaque niveau, et les récoler tous vous octroie des bonus intéressants tels que de nouveaux niveaux par exemple.

Mais ça n’est pas tout. À la fin de chaque monde (il y en a 6 en tout, du moins au début du jeu…) vous attend un niveau spécial dans lequel vous guiderez 6 Mini-Mario. Ces bestioles sont limitées en mouvements (elles ne peuvent grimper aux échelles ou effectuer de grands sauts) et doivent passer sur 3 lettres, (T, O et Y) par-dessus le marché avant d’être ramenées à bon port par vos soins. Une fois cette tâche effectuée, il faudra affronter le grand gorille et contrer ses attaques certes indirectes mais de plus en plus pernicieuses au fil du temps. C’est avec ce système bien rodé que se déroulera une bonne moitié du jeu ; le reste se basant sur un principe nouveau.

Dans cette seconde partie du soft, il sera question de réveiller un Mini-Mario pour l’amener aux serrures de fin de niveau dans des mondes dits « Plus » (où les lieux ne varient malheureusement pas) avec un challenge qui se corse pour notre plus grand plaisir. Pas forcément tous issus du monde traditionnel de Mario, les environnements s’en inspirent tout de même beaucoup et sont très plaisants à jouer, notamment grâce aux décors de fond très détaillés, surtout pour une GBA. On commence dans l’usine à Mini-Mario avant de s’aventurer dans la jungle de D.K. et de frapper à la porte de la maison hantée remplie de Boo. Et que dire des pièges de la ville ?

Pour survivre à tous ces dangers, la richesse des mouvements de Mario ne sera pas de trop. Saut simple, en extension, voire double, salto arrière… Ce vrai gymnaste pourra également saisir des objets pour les lancer au-dessus de lui par exemple, s’agripper à des câbles pour se balancer et atteindre des endroits plus élevés par exemple ; la GBA est parfaite à tous ces exercices. Instinctive, la jouabilité est on ne peut plus souple grâce aux innombrables possibilités du plombier. Et n’ayez crainte, de petits tutoriaux sous la forme de brèves séquences d’introduction viendront expliquer avant chaque niveau le maniement des objets et les actions nouvelles de façon ludique et concise.

Pour vous aider (ou au contraire vous ralentir) les nombreux éléments de jeu mettront vos méninges à contribution : boutons rouges, jaunes et bleus actionneront échelles, blocs et autres plates-formes tandis que des tapis roulants infernaux (dont on peut parfois changer le sens) viendront succéder à des câbles sur lesquels Mario tournoiera comme un fou avant d’agiter furieusement de puissants marteaux noirs (clin d’œil évident au Donkey Kong de 1981). Tant que nous sommes dans le loufoque, autant parler des ennemis : ces derniers sont amusants, qu’ils soient morts ou vivants, et ce autant pour les anciens (fantômes Boo, Maskass, bombes Bomb-omb) que les quelques nouveaux venus (des poubelles, des singes…).

La variété des éléments neufs ne doit cependant pas nous faire oublier le charme des anciens, comme les traditionnels 1-Up que vous trouverez un peu partout mais essentiellement lors des mini-jeux de fin de stages, qui vous offriront, à condition d’avoir récolté les 3 cadeaux, la possibilité de gagner quelques vies de deux façons différentes. Mais ces mini-jeux se révèlent vite répétitifs et un peu plus de variété à ce niveau-là aurait été bienvenue. Si le bestiaire vient combler cette lacune grâce à sa variété, c’est aussi grâce au côté utile de certains vilains : les bombes et les singes vous seront parfois indispensables pour casser des blocs ou vous agripper.

Fin et coloré dans ses graphismes, Mario Vs. D.K. se distingue également par l’humour qui l’habite : les morts du plombier, très imagées, en sont un parfait exemple tordant et démontre les possibilités de la console en matière d’animation fluide. Tout à fait honorable, la bande-son n’est pas transcendante mais les thèmes traditionnels accompagnent agréablement les remix et les bruitages très évocateurs (sans oublier les voix) ajoutent leur petit grain sel. Enfin, c’est avec une difficulté assez faible au début mais qui se corsera rapidement par la suite que vous évoluerez, sans jamais rester bloqué longtemps. La frustration n’est pas au programme de ce jeu de réflexion, un excellent atout pour le genre.

Ce beau retour en arrière nostalgique, hommage au « bon vieux temps » ne manquera pas de plaire au plus grand nombres et prouve que Mario peut aisément s’essayer à d’autres genres que sa plate-forme originelle avec réussite. Un casse-tête aux allures de plate-forme prenant et captivant.

  Les +

Un mélange réussi

Mario le gymnaste

Beau et plaisant

Les –

Les mini-jeux redondants

Parfois les environnements

Bande-son un poil mince

Graphismes : 4/5                Bande-son : 3/5               Maniabilité : 5/5               Durée de vie : 4/5


Note générale

17/20

Teaser

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