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Troisième épisode (déjà) de la saga des Vendredi 13, Meurtres en 3 Dimensions ne s’éloigne pas des acquis et ne change surtout pas une recette qui gagne. Nouvelle bande de jeunes, nouveau camp (il s’agit d’ailleurs plutôt d’une ferme) mais même tueur : Jason est de retour et il n’est pas content. Identique aussi bien dans le fond que dans la forme aux volets précédents, ce troisième Vendredi 13 apporte toutefois son (maigre) lot de bonnes idées.

Reprenant les dernières minutes du deuxième film en ouverture, ce Vendredi 13 conforte dès le départ l’annonce du pari qui a été lancé : faire un film d’horreur utilisant la technologie de la 3D. Mais attention, ne vous-y méprenez-pas, nous sommes en 1983 et la technologie utilisée est celle des bonnes vieilles lunettes anaglyphes bleues et rouges. Le concept est original pour un film de ce genre et mérite un petit passage en revue qui suivra ci-après; mais attardons-nous d’abord sur l’histoire. Réunissant bien évidemment de nouveaux acteurs tels que Dana Kimmell ou Paul Kratka, ce Meurtres en 3 Dimensions bénéficie cependant d’un pitch inchangé : un groupe de jeunes amis américains se rend dans une ferme bordant le lac de Crystal Lake afin de prendre du bon temps. Mais si se dorer la pilule au soleil semble au programme, le terrible Jason assoiffé de vengeance ne manquera pas de charcuter tout ce joli petit monde en deux coups de cuillère à pot (enfin de hache plutôt mais bref, passons). Ceci-dit, n’exagérons rien, les péripéties se multiplient de manière agréable, plus nombreuses que la moyenne à laquelle nous avait habitué la saga.

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Niveaux dialogues, ne rêvez pas, ça n’est pas mieux et ça ne le sera pas. La psychologie des personnages, déjà un poil approchée dans Le Tueur du Vendredi est ici encore plus développée, avec des histoires de couples légèrement plus passionnantes que le ras-des-pâquerettes ambiant du premier chapitre. C’est une amélioration notable, certes, mais les rôles n’échappent tout de même pas aux clichés et les acteurs ne sont toujours pas dignes d’un film de ce type et auraient plutôt leurs places dans une série Z où le niais est apprécié. Qu’importe, la bonne humeur sanglante est là et les effusions qui seront légions ne manqueront d’assouvir la soif d’hémoglobine du fan en manque de décimations. Mais ne vous emportez pas pour autant, car là encore rien n’a bougé et les (grosses) imperfections du passé n’ont pas disparu. Des morts qui reviennent à la vie le temps d’un plan ou deux ou des yeux en plastique teintés de confiture, voilà ce qui vous attend dans ce long-métrage. Mais attendez, ne partez pas tout de suite, Jason a plus d’un tour dans son sac.

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Bien que n’ayant pas eu la possibilité de regarder le film en 3D (je me suis « contenté » de la version Blu-ray classique), je peux vous assurer une chose : la 3D apporte réellement un plus et empêche la barre de tomber trop bas. Voir la hache fendre l’air à quelques centimètres devant vos yeux est sans aucun doute percutant (sans mauvais jeu de mots). Malheureusement, le film use et abuse de cette spécificité et là où le réalisation fait défaut c’est précisément dans l’utilisation de cette 3D. Ainsi, certaines scènes d’une utilité contestable en trois dimensions deviendront carrément inutiles et parasites sans lunettes. Faisant plus figure de vitrine technologique que quoi que ce soit d’autre dans ces moments là, cette technologie reste cependant intéressante pour peu que l’on adhère au concept.Équipé d’une réalisation identique et fidèle aux précédents chapitres, cette troisième boucherie bénéficie de surcroit d’une musique plus présente au détriment cependant d’une ambiance un poil fade et insipide.

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Malgré une formule qui commence à laisser montrer des prémices de lassitude et des défauts identiques aux précédents films (la production serait-elle bornée ?), ce troisième chapitre apporte sa touche technique avec la 3D pourtant tellement décriée et avec un fond scénaristique un poil plus complexe. Se clôturant sur une fin pour le moins énigmatique, il ne fait qu’annoncer un éternel recommencement avec l’inévitable préparation d’un quatrième épisode…