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SUPER MARIO LAND 3 : WARIO LAND

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Fleuron de la plate-forme sur Gameboy avec ses deux Super Mario Land, l’emblématique plombier moustachu  laisse pourtant sa place au vilain du deuxième opus, Wario, dans un troisième épisode de la série qui n’a de Mario que le titre : Super Mario Land 3 : Wario Land. Comprenez-le bien, il n’y a pas que le personnage qui change ici : l’ensemble des bonnes idées des Mario Land est reprise puis adaptée à la sauce antihéros, le tout étant saupoudré d’une multitude de nouveautés  amenant fraîcheur et humour au genre.

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Directement lié aux évènements de Super Mario Land 2, Wario Land se base sur une histoire certes simpliste mais qui a le mérite de remplacer la traditionnelle princesse à sauver par une statue, justement, de cette dernière. Ayant eu vent du vol de celle-ci, Wario n’hésite pas une seconde et se lance à sa quête : une motivation pécuniaire et non amoureuse donc. Le ton est donné, la cupidité est le maître mot de cette histoire et se retrouvera partout. A commencer par le système général du jeu, basé sur l’argent, un aspect tiré des Mario renforcé ici : ramasser  des pièces est primordial pour jouer à des mini-jeux bonus, sauvegarder en cours de niveau ou passer les portes de fin par exemple. Le système de vie est lui aussi hérité du maître de la plate-forme mais apporte toutefois une subtilité : les vies peuvent se gagner non pas en récoltant cent pièces mais cent cœurs, cœurs que vous trouverez un partout ou en battant des ennemis (un ennemi tué équivalent à un cœur). Terminons par la présence d’une quinzaine de trésors à récolter impérativement pour finir le jeu à 100% ; certains étant très bien cachés, la durée de vie du titre n’en est que rallongée.

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Ces aides de jeux ne seront pas de trop pour vous aider à franchir la bonne trentaine de niveaux que devra se farcir Wario : une île, forcément, ça regorge de nombreux paysages différents. Alors que vous débutez sur la plage, vous serez amené à nager dans une théière, grimper sur des sommets glacés, descendre dans les profondeurs d’un canyon ténébreux, traverser une forêt douteuse pour finir par infliger une raclée à une bande de pirates d’eau douce, dans leur bateau et leur forteresse qui plus est. Plus travaillés qu’auparavant, les décors assurent sans aucun doute un plaisir de jeu certain décuplé par un humour gras omniprésent. Plutôt disgracieux, Wario ne manquera pas de faire sourire par les animations gestuelles ou l’incongruité de situations. Un humour tout à fait inédit vraiment appréciable, un plus qui modifie réellement la perception de l’ensemble de l’aventure.

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Une fantaisie que l’on peut retrouver chez les ennemis d’ailleurs : totalement différents de ce qui se fait  chez Mario par exemple, ces derniers n’échappent pas à l’ironie générale. Des petits vilains pullulants sur le chemin du bonhomme aux oiseaux qui n’attendent que votre passage pour détaler sur vous, Waio en verra de toutes les couleurs. Heureusement, l’antihéros possède une bonne panoplie de mouvements, plutôt traditionnels certes mais agrémentés d’une nouveauté de taille, l’attaque frontale aux poings ; d’ailleurs brillamment complétée par l’attaque de dessus. Mais ce n’est pas tout, il a plus d’un tour dans son sac et sait sortir l’artillerie lourde quand il en devient nécessaire : ses combinaisons aux multiples propriétés décuplantes. A dénicher dans des blocs placés le long des niveaux (des levels très bien construits d’ailleurs, certains étant de véritables labyrinthes), celles-ci sont au nombre de trois : le chapeau de dragon, le casque de taureau et le costume d’avion. La première permet de cracher des flammes, la seconde de multiplier la puissance d’attaque de Wario et la troisième de voler. Petit regret cependant, ces transformations ne sont pas assez mises en avant et ne sont absolument nécessaire qu’à de rares moments. Une entrée en la matière qui reste timide mais inventive et bien choisie.

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Sur le long terme, Wario Land est malheureusement bien court : une après-midi suffira à voir le bout du soft. La quête des trésors, intéressante car proposant un réel challenge, viendra porter l’ensemble à deux après-midi, grand maximum.  Dommage donc, ce point faible des jeux de plates-formes de l’époque sur GameBoy demeure ici.  Mais les  graphismes détaillés pour l’époque et la bande-son sympathique (sautillante, elle parvient même à respirer d’ironie, un exploit) bien que rapidement lassante accompagnés d’une jouabilité parfaite viendront assurer un taux de jouabilité correct.

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Possédant indéniablement un parfum de renouveau accueilli avec enthousiasme, ce Wario Land préfigure ce que deviendra peu à peu la série au fil des épisodes Game Boy : de la plate-forme teintée d’action mais surtout bourrée d’humour pour notre plus grand plaisir.

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Les +

Apporte du sang neuf

L’humour gras

L’univers

Les –

Trop court !

Combinaisons sous-exploitées

Côté plate-forme un peu trop délaissé

Graphismes : 4/5

Bande-son : 3/5

Maniabilité : 5/5

Durée de vie : 2/5

Note générale* : 15,5/20

* La note générale n’est pas une moyenne mathématique des 4 critères d’évaluation (graphismes, bande-son, maniabilité, durée de vie).

 Vous l’avez surement déjà vu, mais nous avions réalisé un Playin’ Tube sur le jeu, toujours disponible.