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Après le succès commercial du premier épisode, la future série des Vendredi 13 ne pouvait s’arrêter en si bon chemin malgré un succès critique plus que mitigé. C’est donc tout naturellement que nous retrouvons une nouvelle bande de jeunes dans Vendredi 13 – Chapitre 2 : Le tueur du vendredi sorti moins d’une année après le premier volet. Alors qu’espérer d’une suite réalisée à la va-vite sans souci de bien faire aucun et avec une histoire toujours aussi banale si ce n’est inexistante ? C’est ce que nous allons découvrir dans cette seconde critique sur l’une des séries les plus sanglantes de l’histoire du cinéma.

Retour à Crystal Lake donc ? Et bien figurez-vous que non, ou plutôt pas tout à fait. En effet, le « nouveau » théâtre d’évènements sanglants n’est autre qu’un autre camp situé aux abords du même lac où s’est noyé le petit Jason en 1957. Tout commence après l’assassinat de la seule survivante du premier opus : une nouvelle fournée de moniteurs se présente afin de passer du bon temps dans cet endroit de prime abord sympathique. Apprentissage de quelques sports, des corvées et de la sécurité sont au programme, au même titre que les nombreux ébats amoureux d’ailleurs. Tout semble ainsi se dérouler pour le mieux quand les premiers meurtres sauvages surviennent et ramènent leur lot d’hémoglobine, dans la plus pure tradition du cinéma gore des années 80.

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Jason est donc de retour et sa vengeance promet d’être terrible. Personnage plutôt en retrait au départ, celui-ci finit par devenir une icône incontournable, un emblème de la série, le tueur à ne pas oublier. Un tueur qui a d’ailleurs bien grandi et dont la vie est plus étudiée ici avec l’apparition – certes légère – d’un aspect psychologique sur le personnage et sa chère mère. Une envie de profondeur ? Bon point, malheureusement beaucoup trop superficiel. L’histoire demeure très banale si ce n’est plus que celle du premier film et la plupart des personnages sont toujours aussi niais et peu intéressants. Mais là encore, notons qu’un effort à été fait au niveau de l’interprétation, plus convaincante et plus travaillée qu’auparavant. Les répliques ne sont pas pour autant plus passionnantes mais les liens entre chaque moniteurs semblent plus présents, plus captivants aux yeux du spectateur écœuré de la fadaise postérieure.

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La mise en scène de ce second chapitre est également plus soignée, moins lourde et surtout moins lente (ce qui n’est cependant pas difficile étant donné que ce Tueur du Vendredi dure vingt minutes de moins). La musique est plus savamment juxtaposée aux images et la tension s’en ressent un peu plus présente. Toujours aussi prévisibles, les meurtres ont toutefois le mérite d’être mieux réalisés techniquement (le sang semble plus réaliste, les organes aussi) et même de parvenir à nous faire sursauter une fois ou deux. Du progrès donc, même si la pauvreté scénaristique vient gâcher le tout en laissant un goût amer de boucherie « à la chaîne ». Le changement de réalisateur semble donc être une bonne chose qui dynamise un peu le tout malgré de nombreux défauts toujours pas corrigés. Et finissons malgré tout sur une note mélancolique : l’ambiance du premier volet qui en avait fait son charme se retrouve moins sublimée ici, moins fraiche peut-être… Un petit pincement au cœur pour les vrais fans.

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Plus mature que son prédécesseur, ce nouveau Vendredi 13 laisse présager le futur de la série avec le personnage de Jason tout à fait emblématique. Corrigeant plusieurs défauts dont la lenteur et le jeu d’acteurs, le second chapitre manque toujours autant de maîtrise et de finition mais reste plus abouti techniquement et psychiquement. Une bonne suite qui ne plaira certes pas forcément aux fans de la première heure mais qui apporte sans aucun doute son lot de bonnes idées pour le commun des spectateurs.