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Vers la fin des années 1990, comme tout le monde (ou presque) le sait, le développeur Camelot sortit un jeu vénéré par de nombreux joueurs : Mario Tennis, sur Nintendo 64, sorte de suite de l’excellent Mario Golf. Oui mais voilà, à l’instar de son prédécesseur, Mario Tennis eut droit à une adaptation pour la Game Boy Color (GBC pour les intimes). Et passer d’une console 64 bits à une console 8 bits n’est vraiment pas chose aisée. Alors, score positif ou jeu négatif ?

Pour répondre à cette question, allumons la GBC. Après le traditionnel logo « Game Boy », on apprend que Nintendo et Camelot sont dans le coup. Puis, vient une jolie cinématique, dévoilant ce qui vous attend en images et en musique. Le logo Mario Tennis se montre enfin et vous êtes invité à presser Start pour accéder au menu ; avec, sur fond de terrain de tennis, 7 modes de jeu disponibles.

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Le premier, le mode « Exhibition », vous permet de faire des matchs à tout moment avec ou contre des personnages débloqués dans le mode aventure. Ici tout est paramétrable, comme le nombre de jeux et de sets, qui vous accompagne si vous jouez en double, la difficulté des adversaires… Notez d’ailleurs que chaque compétiteur a son style de jeu bien à lui. Par exemple, Donkey Kong est puissant mais en contrepartie il se déplace plus lentement. Ainsi, chacun a ses qualités et ses défauts (au départ, seuls DK, Baby Mario et Luigi sont accessibles). Enfin, avant de commencer à jouer, il est préconisé (pour ne pas dire obligatoire) de choisir un court parmi les quatre jouables dans un premier temps. Chaque terrain possède ses particularités, qui auraient gagnées à être plus marquées : sur le « Hard Court » les balles rebondiront assez haut mais la vitesse sera moins élevée que sur le « Composition Court ».

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Ça y’est, vous pouvez enfin jouer ! Mais vous allez me dire : « Quid du gameplay ? ». La réponse tient en un mot : irréprochable ! En effet, Camelot  a réussi l’exploit de transcrire un jeu jouable à l’origine avec une manette possédant un stick analogique, une croix directionnelle, deux gâchette avant, une gâchette arrière, et une pléiade d’autres boutons que je ne saurais citer sur une console à deux boutons et une croix directionnelle !

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Et le résultat est bluffant, du fait de la multitude d’actions techniques réalisables. Ce n’est pas une surprise, la croix sert à déplacer le perso sur le court. Quant aux boutons ils servent à lancer et rattraper la balle. Mais le génie des développeurs, c’est qu’ils ont instaurés une myriade de combinaisons. Lobs, amortis, slices…les clés du tennis sont à vous ! Les coups réussis sont d’ailleurs indiqués quand vous les réalisez. La caméra vous semble mal positionnée ? La musique vous saoule ? Envie de faire une pause et de reprendre le match plus tard, presque au même stade ? Tout ceci est possible est possible grâce à un menu dédié, très pratique.

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Passons maintenant au mode « Mario Mini-Games ». Comme vous l’aurez sûrement deviné, il s’agit de mini-jeux, dérivés du tennis. Ainsi, « Luigi Shooting Star», par exemple, vous impose de rattraper des balles lancées par un robot pour les renvoyer sur une étoile.  Là encore, seul trois mini-jeux sont accessibles au départ, chacun contenant deux niveaux de difficulté avec un record à battre pour passer au suivant puis un troisième niveau sans fin (il faut faire le plus gros score possible). Ces mini-jeux permettent de s’entraîner, mais aussi de…  Je vous laisse découvrir par vous-même !

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Le troisième mode, « Linked Play », permet de jouer exactement comme en Exhibition mais contre un adversaire humain. Mais il faut pour cela un câble Link et que chaque joueur ait sa cartouche et sa Game Boy Color. Un peu cher en matériel ! Malgré tout, le fun est présent, donc si vous en avez l’occasion, essayez.

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Passons maintenant au mode principal, le plus long : le « Mario Tour ». En effet, dans le fond, Mario Tennis  a un petit côté RPG (jeu de rôle). Car ici vous débutez au bas du classement, en étant étudiant à l’Académie Royale de Tennis, vaste centre d’entraînement. À noter que vous pouvez choisir votre sexe, ainsi que celui du partenaire vous accompagnant. Pour gagner des points d’expérience, il n’y a pas trente-six mille solutions : s’entraîner est la clé du succès. Pour cela, vous avez plusieurs possibilités : faire des matchs contre les étudiants et les entraîneurs, réussir les défis que certains vous proposeront, jouer contre des machines ou encore modifier votre équipement. Effectivement, il est possible de gagner de nouvelles chaussures (pour courir plus vite par exemple) ou raquettes (envoyer la balle plus fort, etc…). Ainsi, à force d’assiduité et d’acharnement, vous réussirez à gravir les échelons et passer de la classe « Junior » à une classe plus élevée, et ainsi de suite, jusqu’à arriver au tournoi final. Sans oublier que vous devrez faire tout ceci en solo et en double !

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Quant aux autres modes de jeux, ils se limitent à des statistiques, un dictionnaire des termes tennistiques malheureusement en anglais et de quoi effacer les parties. Petite curiosité (surtout une bonne stratégie de la part de Nintendo) : il est impératif de connecter le jeu GBC à son homologue sur N64 pour débloquer les derniers personnages, les derniers mini-jeux… Mais ceci permettra d’implanter son perso GBC dans le jeu 64, et de le faire évoluer, par exemple.

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Enfin, niveau critères traditionnels de notation du jeu, c’est presque tout bon. Les graphismes ne sont pas parfaits, certes, mais n’oublions pas que nous sommes sur une Game Boy Color et les trainées derrière la balle sont tout de même sympathiques. Et les bruitages alors ? Excellents, le rebondissement de la balle, la raquette qui fend l’air, tout est très bien reproduit ici. La musique n’est malheureusement pas aussi bonne,  répétitive et un poil lassante bien que variable selon les situations ; ce qui est agréable. Je me suis déjà attardé sur le gameplay et de toute façon un seul mot suffit pour le décrire: irréprochable. Pour finir, la durée de vie est peut-être un peu courte mais le jeu vous tiendra en haleine des heures durant. Alors oui, les différences entre les courts sont minimes. Oui, et c’est le plus gros défaut du jeu, tout est en anglais. Oui, les musiques peuvent être un peu ennuyeuses. Oui, Mario Tennis n’est pas parfait. Mais il est d’une incontestable qualité.

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Sans doute le meilleur jeu de tennis sur GBC, avec en prime notre ami plombier !

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Les +

Adaptation réussie

Gameplay aux petits oignons

Variété des modes de jeu


Les –

Peu de différence entre les courts

Musiques qui finissent par agacer

Jeu en anglais

Graphismes : 4/5            Bande-son : 3/5            Maniabilité : 5/5           Durée de vie : 4/5

Note générale

  16/20

Un Playin’ Tube sur le jeu a été réalisé et peut être visionné ici.