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Horreur ! Telle est la réaction de nombreux utilisateurs en ce vendredi 20 janvier : le site MegaUpload.com est inaccessible depuis hier soir. A l’origine de cela, une action de justice du FBI qui a fait fermer une partie des serveurs du site et tous ses dérivés (MegaVideo, MegaPix, MegaLive…) pour cause d’atteinte aux droits d’auteurs estimée à plus d’un demi-milliard de dollars. Sur le net, la réaction des internautes et des groupes pirates ne s’est pas faite attendre.

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C’est en ces termes d' »organisation criminelle internationale accusée de piratage massif de nombreuses œuvres soumises au droit d’auteur » que le Bureau Fédéral d’Investigation a justifié son acte. Alors que le site de partage de fichiers totalisant 50 millions de visiteurs uniques par jour et attirant 4% de l’Internet mondial (une information à prendre cependant avec des pincettes) a récemment exprimé sa volonté d’entamer un réel dialogue avec les ayants droits, celui-ci s’est vu brutalement fermé par les autorités américaines. Les dirigeants du site ont été arrêtés et des serveurs de plusieurs pays dont les États-Unis et les Pays-Bas ont été saisis; bien que l’essentiel de la société soit basé à Hong-Kong.

Suite à cette coupure plus que brutale, les réactions n’ont pas tardé. Le sujet est au cœur des discussions du moment sur les réseaux sociaux et les commentaires d’internautes consternés sont légions. Car si Megaupload profitait grandement aux pirates (certains s’étant fait un véritable empire très fructueux), il faut toutefois rappeler que des milliers de personnes et d’entreprises utilisaient le service de cloud pour des usages tout à faits légaux. Des personnalités politiques n’ont pas tardé à réagir non plus, à commencer par Nicolas Sarkozy qui saluait le succès de « la lutte contre les sites de téléchargement direct ou de streaming illégaux« . Mais la réaction la plus importante est venu d’ailleurs.

En effet, c’est le célèbre comité pirate Anonymous qui a réagit le plus vivement, avec une attaque contre le site de la justice américaine 15 minutes seulement après la fermeture de Megaupload. Les « hacktivites » ont également rendu successivement hors-service une multitude de sites symboliques comme le site du FBI, UniversalMusic.fr ou encore le site de la Maison Blanche. Car outre le treizième site le plus visité au monde, c’est avant toute une icône qui vient de tomber, moins pour le piratage que pour la liberté d’expression. Dans un contexte de censure de l’Internet par la SOPA (et autre PIPA) américaine, la colère monte et il y a fort à parier que ça n’est que le début.

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Une chose est sûre, le tollé provoqué par ce coup d’éclat n’a pas finit de faire parler de lui. La fermeture d’un site d’une telle envergure ne manquera pas de susciter de plus en plus de réactions, ce qui n’est pas forcément une bonne chose pour le gouvernement US et son projet SOPA. Quoi qu’il en soit, les employés de M.U. ont d’ores et déjà annoncés leur intention de ré-ouvrir le site à tout prix. La guerre ne fait que commencer.

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