TEST SNES

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SUPER BOMBERMAN

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Ambassadrice du jeu fun par défaut, la série des Bomberman a toujours été une référence dans son genre mais également dans le monde des jeux-vidéos en général. Mais si le premier opus date de 1983, la série n’atteint sa réputation et sa renommée dans le cœur des joueurs qu’à partir des épisodes sortis sur Super Nintendo, tout simplement appelés Super Bomberman. L’original de 1993 n’est certes pas exempt de défauts, mais il a toutes les qualités qu’on lui demande : un jeu dynamique, amusant, facile à prendre en main et surtout fun.

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Le principe ? Il est tout simple. En vue de dessus, vous êtes propulsé dans une arène carrée quadrillée de blocs destructibles et indestructibles avec pour compagnon des créatures peu recommandables (ou d’autres joueurs en mode multi, évidemment). Le but ? A l’aide de bombes que vous poserez à votre guise ou presque et de power-up à ramasser au fil de l’aventure, il vous est impératif de détruire un maximum de blocs afin de trouver la sortie (ou de tuer les autres, en multi une fois encore) et ainsi parvenir au niveau suivant. Les arènes sont relativement jolies, avec un design typé hi-tech ou old-school, exotique ou très banal. L’aventure dure ainsi de mondes en mondes avec, à la clé, un boss entre chaque et un game-over (qui se traduit par la perte de vos upgrades et un retour au début de la zone) en cas d’échecs répétés (à l’origine de la perte de vos vies). Le personnage obéit au doigt et à l’œil et le gameplay, des plus simples, sera assimilé en quelques secondes. Un atout indéniable qui permet au jeu de jouir d’un mode multi détonnant sur lequel nous reviendrons d’ailleurs plus tard.

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Le pad de la Super Nintendo est donc ici sous-exploité ; mais après tout qu’importe. Cette simplicité n’empêche pas Super Bomberman de proposer de nombreux bonus à récolter : gants de boxe pour élargir le champ d’action des bombes, pied autorisant le lancer de ces engins, multiplication du nombre de projectiles qu’il est possible de poser simultanément, vies additionnelles, points supplémentaires…  A l’inverse, des têtes de morts vous pénalisent de différentes façons (pose de bombe incontrôlable, vitesse excessive …) et bien que celles-ci puissent être évitées ou refilées aux adversaires à plusieurs joueurs elles restent redoutables. Les power-up sont nombreux et pimentent l’action de façon très appréciable, même s’il faudra attendre les opus suivants de la série pour obtenir plus de variétés dans ces objets. A vous également de profiter des avantages offerts par certaines arènes se présentant sous la forme de passages souterrains ou de cachettes secrètes par exemple ; des avantages qui pourraient bien se retourner contre vous en cas d’inattention.

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Attaquons-nous à présent au mode solo, première option disponible au démarrage de ce Bomberman. Une partie du jeu à priori importante qui ne l’est malheureusement pas, six petits mondes seulement étant proposés, l’aventure sera bouclée en deux heures à peine. Mais n’exagérons rien, le challenge est intéressant et la variété des arènes et des ennemis, sans parler des boss tous plus étranges les uns que les autres, procure un bon taux de rejouabilité. Notez que la cartouche ne bénéficie malheureusement pas de pile de sauvegarde mais d’un système de mot de passe des plus incommodes. La progression, qui peut se faire seul ou à deux en coopération (un joueur pouvant vous rejoindre à n’importe quel moment du jeu, chose appréciable) n’est certes pas très palpitante mais, si elle souffre d’une certaine linéarité doublée d’une répétitivité accrue, elle comblera certainement vos attentes en tant que tutoriel, qu’apprentissage du jeu. En effet, si le cœur de Super Bomberman ne se situe pas dans le mode solo c’est qu’il est indéniablement dans son mode multi à couper le souffle.

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Ainsi, c’est jusqu’avec trois autres amis que vous pourrez vous fendre la poire sur cette petite merveille ; à condition de posséder un Super Multitap s’entend. Un accessoire nécessaire au jeu à 3 ou à 4 donc, une première pour l’époque qui, si elle a pu faire grincer des dents, reste très appréciable, d’autant plus qu’en cas d’adversaires manquant l’ordinateur se chargera de remplacer les infâmes déserteurs. Paramétrez le niveau d’intelligence de la machine, le nombre de matchs avant une victoire, l’arène (à choisir entre douze) et que la partie commence ! Le but est ici bien simple : survivre en bombardant les autres. Les parties durent deux minutes (le temps n’est malheureusement pas paramétrable) mais si cela peut sembler court, soyez assurés que non : le rythme est beaucoup plus intense qu’en solo et l’excitation provoquée par le multi joueur de Bomberman n’a pas son pareil. La variété de la douzaine de stages aux facultés spéciales pour certaines (présence de nombreux tunnels, noir quasi-complet, bonus à foison, effets des power-up décuplés) finit de convaincre les réfractaires. Ombre au tableau, le temps d’attente obligatoire avant le prochain combat en cas de défaite de tous les adversaires humains, l’ordinateur continuant de jouer seul. Retenez cependant au final que  la prise en main est si simple que n’importe quel arrivant peut instantanément se lancer dans la partie sans difficulté aucune, un exploit dans un jeu-vidéo, pour des heures de plaisir à plusieurs.

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Graphiquement, Super Bomerman s’en sort avec les honneurs avec des personnages aux bouilles attachantes et des décors kawaii du plus bel effet ; et même si l’ensemble reste en 2D, c’est amplement suffisant pour un jeu de cette trempe. La bande-son, de son côtés, déchaînera les passions : certain l’adoreront, d’autres la détesteront. Assez discrète en solo, elle devient rapidement beaucoup plus imposante en multi où elle prend part au rythme endiablé mais également à une répétitivité exaspérante. Très rapide, elle agacera vite les oreilles de certains tandis que d’autres l’écouteraient des heures durant. D’autant plus que ce jeu risque fort de vous occuper, justement, des heures durant. Pour peu que vous ayez des amis sous la main, le jeu se jouera indéfiniment ou presque sans ressentir le moindre effet de lassitude à plusieurs ; il en est malheureusement tout autre chose en solo.

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Gameplay et réalisation des plus simplistes confèrent à ce Super Bomberman le statut de hit fun par excellence, à condition ne pas chercher trop de consistance dans ce mélange explosif.

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Les +

Un concept simple

Multi du tonnerre

La musique !

Les –

La musique…

Trop court en solo

Manque de profondeur

Graphismes : 3/5

Bande-son : 3/5

Maniabilité : 5/5

Durée de vie : 3/5

Note générale* : 15/20

* La note générale n’est pas une moyenne mathématique des 4 critères d’évaluation (graphismes, bande-son, maniabilité, durée de vie). 

Nous avions également réalisé un Playin’ Tube sur le jeu, le quatorzième de la première saison.