TEST CONSOLE

NINTENDO DSI

 

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En avril 2009 sortait la nouvelle Nintendo DSi et ses fonctionnalités multimédia dans nos vertes contrées Alors après le succès incommensurable de sa grande sœur, la DS Lite, Nintendo est-il capable de nous faire acheter une nouvelle console portable ? C ‘est ce que nous allons voir dans ce test qui aborde la question sous deux angles, suivant que vous possédez déjà une DS ou non.

 

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Tout d’abord, rappelons le contexte : la DS Lite se vend toujours à merveille quand la toute nouvelle « Nintendo DSi » est dévoilée lors d’une conférence spéciale. Tout est dit dans son nom : en effet, le « i » explique en réalité une volonté de personnalisation, de console à son image, de « je » en quelque sorte, et ce grâce aux toutes nouvelles fonctionnalités multimédias, atouts principal de la console. Au niveau hardware, la DSi est plus petite avec des écrans légèrement plus grands, un stylet revu à la hausse également et un tout nouveau bouton, le bouton « Power » qui permet de revenir au menu principal ou d’éteindre la bête. Le design et la texture de la console ont changé ainsi que le bouton de réglage de volume, plus intuitif, qui permet également de régler la luminosité à n’importe quel moment lorsque Select est maintenu enfoncé (cinq niveaux de luminosité existent dorénavant soit un de plus que sur la DS Lite). Des ajouts sont apparus comme l’appareil photo, le Studio Son ou encore la boutique DSi Shop, des retouches ont été faites à de précédents logiciels comme PictoChat ou à l’interface et des fonctionnalités ont été supprimées comme le port GBA.  D’ailleurs, une fois n’est pas coutume, commençons par les points faibles.

 

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Sachez qu’ils sont relativement peu nombreux  pour ceux qui ne possèdent pas de DS et réfléchissent à l’investissement ; ils le sont un peu plus pour ceux qui possèdent déjà la console au stylet. LE point faible qui met tout le monde d’accord est la disparition pure et simple du port Game Boy Advance. Et oui, ça fait mal pour ceux qui possèdent beaucoup de jeux GBA.  Les possesseurs de DS Lite ne seront bien sûr pas, incommodés, mais les nouveaux acquéreurs pourraient être un poil rebutés. Ensuite, la console perd plus de trente-trois pourcents d’autonomie par rapport à sa précédente version, chose non négligeable (parlons au passage du fait que le chargeur n’est pas le même, ce qui est assez contraignant et à visée purement commerciale de la part de Big N). Les quelques points faibles suivant sont plus anecdotiques : la console et les boutons peuvent sembler trop petits pour les grosses mains, la console ne gagne quasiment pas en puissance, le format MP3 n’est pas supporté dans le lecteur audio, la maniabilité peut quelquefois crisper, la résolution de l’appareil photo numérique est faible ; le navigateur Web est toujours très lent et l’interface du DSi Ware également. Mais rassurons les non-initiés : tout ceci n’est que menus défauts. Seuls les utilisateurs de précédentes DS pourraient être déçus par le manque de nouveautés flagrantes.

 

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Passons enfin aux éléments intéressants de la nouvelle portable en commençant avec l’appareil photo. Deux lentilles sont apparues, une sur le devant et une entre les deux écrans, ce qui permet de se photographier ou d’immortaliser l’environnement extérieur à l’aide du logiciel fourni et même de les utiliser dans des jeux prévus à cet effet. La résolution maximale de 0,3 millions de pixels qui peut sembler faible de prime abord passe relativement bien sur les deux écrans et les photos prises sont d’assez bonne qualité. Mais Nintendo ne s’est heureusement pas arrêté là et il vous est possible de retoucher vos photos en les distordant, en dessinant dessus, en utilisant des effets de miroirs, en apposant divers gadgets comme une moustache ou de grandes oreilles, en jouant avec les visages (humeurs, fusions, ressemblances), en plaçant des cadres (que vous pouvez créer vous-même), etc… J’en passe et la liste est longue. Les photos peuvent être stockées sur la mémoire flash de la console (256 Mo) ou sur une carte SD (voire SDHC pour Haute Capacité) à l’aide du port spécifique ou bien transférées ainsi sur un ordinateur ou directement sur Facebook. Une application bien sympa pour découvrir les fonctionnalités des appareils, même si une utilisation dans les jeux serait appréciable ; chose qui reste rare encore aujourd’hui.

 

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Ensuite, la Nintendo DSi intègre un lecteur MP3 pas si modeste que ça, le Studio Son. Ce dernier vous propose deux fonctionnalités principales : enregistrer et retoucher votre voix ou écouter (et retoucher) vos musiques. La fonction d’enregistrement, limitée à dix secondes par fichier, vous permet de capturer votre voix à l’aide du micro et de la transformer aisément en jouant sur la vitesse et les aigus et les graves, voire les deux en même temps. Il est également possible de se transformer  en perroquet, en robot, de « faire comme si » l’on se trouvait sous un tunnel, devant un ventilateur, d’imiter des harmonies, de « parler trompette », et bien d’autres encore. Le tout est très accessible et reste amusant le temps de la découverte. L’autre fonctionnalité principale de ce Studio Son est le lecteur MP3 qui assure une écoute de vos musiques en très bonne qualité. Notons cependant un petit écueil : les fichiers doivent être impérativement au format AAC sur la carte SD, ce qui oblige à convertir (pas très facile pour le public visé). Les mêmes possibilités de retouches que lors d’enregistrements existent, avec toutefois de petites modifications : votre morceau peut être transformé en instrumental, subir un écho ou un effet radio par exemple. De petits bruitages peuvent être rajoutés comme des maracas ou des claquements de mains et vos enregistrements vocaux peuvent être apposés pour créer de petits mix. Encore une application intéressante, du moins les premières fois.

 

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Enfin, terminons avec des applications plus anecdotiques. PictoChat, qui est resté quasiment le même, en est un parfait exemple, avec le Téléchargement DS qui n’a lui pas bougé d’un iota. Cependant,  une nouveauté majeure reste la Boutique Nintendo DSi (Nintendo DSi Shop en anglais) qui permet de télécharger des jeux et des applications à l’instar du WiiWare. Son interface est cependant assez complexe et lente à charger, peu claire et on s’y perd vite. La plupart des jeux sont vendus entre 200 et 800 points (soit 2 à 8 euros) et certaines applications sont même gratuites, comme le Nintendo DSi Browser (le navigateur web de la console par Opera) ou Flipnote Studio, logiciel de dessin animé offert par Hatena et Nintendo. Les jeux, qui pour certains exploitent à merveille les fonctionnalités de la console, peuvent être placés et réorganisés à volonté dans le menu et stockés sur carte SD. Il vous est enfin possible, bien évidemment, de jouer à tout jeu DS qui se respecte (et même aux trop rares jeux exclusifs à la console) et de configurer la machine pour la connecter à Internet ou personnaliser l’interface par exemple. Cette dernière est d’ailleurs claire et la navigation intuitive, à l’image de ce qui se fait déjà sur Wii.

Vous l’avez compris, la Nintendo DSi apporte son lot non négligeable de nouveautés. Je ne vous conseille pas forcément de l’acheter si vous possédez déjà une DS Lite mais dans le cas contraire n’hésitez pas, foncez !

Note générale : 14/20

Les +

Une console redesignée

Nouvelles fonctionnalités multimédia intéressantes

Les DSi Ware

 

Les –

Disparitions, retouches décevantes/inutiles

Assez peu utile pour les possesseurs de DS

Autonomie réduite

 

Graphismes, puissance : 2/5

Son : 4/5

Prise en main, interface : 4/5

Durée de vie, solidité : 4/5

* La note générale n’est pas une moyenne mathématique des 4 critères d’évaluation.