A moins d’hiberner comme nos amis les marmottes ou d’être un gros nolife (de mon blog s’entend) vous ne pouvez ignorer la série de catastrophe qui frappe l’archipel nippon depuis vendredi matin. Les images du tremblement de terre et de ses nombreuses répliques, des tsunamis et autres déboires nucléaires passent en bouclent sur les chaînes d’infos et gagnent progressivement tous les médias. Mais face à cette immense tragédie, nous pouvons nous poser une question somme toute très futile par rapport aux vies perdues; nous, pauvres geeks européens que nous sommes : qu’en est-il du secteur du jeu vidéo ?

Tout d’abord il est important de replacer le jeu vidéo nippon dans son contexte : l’industrie vidéo-ludique y est beaucoup plus importante économiquement mais également dans les mœurs, dans la culture que cela peut l’être en Europe par exemple. Ainsi, les différents acteurs du secteur ont réagit de diverses manières mais toujours de façon patriotique et solidaire face à l’ampleur des dégâts aussi bien humains que matériels.

Commençons tout d’abord par Sony qui annonce la fermeture de six usines dont certaines fabriquaient des Blu-Ray. Des stocks de PS3 auraient également été touchés (plus de 12 000 machines) ainsi que 5600 XBox 360 du côté de Microsoft. Nintendo, situé dans la région de Kyoto semble épargné par les incidents.

De leur côté, des éditeurs ont annoncés des reports voire des annulations. Ainsi, MotorStorm : Apocalypse a été repoussé pour des questions évidentes d’actualité et Yakuza of the End a eu droit au même sort. La sortie d’une DLC pour Marvel vs Capcom 3 est également repoussée à une date indéterminée. Enfin, le jeu Zettei Zetsumei Toshi 4: Summer Memories [Disaster Report 4] a lui été carrément annulé et l’on comprend pourquoi : ce jeu avait pour but de survivre à un tremblement de terre…

Puis, n’oublions pas qu’une menace de crise nucléaire grave plane sur le Japon (on parle d’une catastrophe similaire à Tchernobyl). Face à des restrictions énergétiques, les priorités sont naturellement données aux habitants et aux secouristes. Les serveurs des jeux suivants ont donc été fermés (pour l’instant) afin d’économiser de l’énergie : Final Fantasy XI & XIV, Monster Hunter Frontier Online, Phantasy Star Universe, Shin Megami Tensei Imagine, Metal Gear Online et d’autres. Des systèmes de gratuité seront mis en place une fois la catastrophe passée et des évènements annulés seront reportés à ce moment là.

Enfin, du coté des acteurs du jeu vidéo local, aucune inquiétude : Fumito Ueda, Hideo Kojima, Suda 51 ou encore les gars de Platinum Games ou de Q-Games ont annoncés être sains et saufs.

Terminons avec une touche financière qui fait chaud au cœur : des géants du secteur ont effectués des dons importants afin d’aider les victimes et la reconstruction. Sony et Nintendo donnent chacun 300 millions de Yens (soit environ 2,6 millions d’euros) avec un bonus de 30 000 radios gratuites distribuées par Sony. Namco Bandai, Sega-Sammy et Tecmo Koei ont également annoncés des dons compris entre  800 000 et 2 000 000 d’euros. De belles initiatives qui, on l’espère, seront suivies par d’autres entreprises nationales voire, rêvons un peu, internationales.

Le jeu vidéo nippon semble donc bien secoué (sans mauvais jeu de mot) et les ventes de hardware/software risquent fort de décroître durant quelques temps. Mais il est vital de minimiser les propos : un jeu vidéo reste un jeu vidéo, une vie humaine est une vie humaine. C’est sur ces propos que je vous laisse méditer et me permets d’exprimer une dernière fois mon soutien à ce peuple frappé par le malheur…

Sources : PlayFrance.com et Gamepro.fr